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L’appartement à trous

L’appartement à trous, soixante minutes pour parler toutes les langues

 

Quand on est emprisonné comme le fut Ossip Mandelstam, les histoires peuvent-elles nous sauver ? Inspiré par la résistance du grand poète russe, ce récit-performance allie contes et dessins pour redonner espoir en l’humanité.

Sur une table aux multiples tiroirs, Patrick Corillon raconte des histoires de manière résolument contemporaine. Dans ce récit-performance, il allie
les dessins à la narration pour donner vie à des personnages, des paysages s’inspirant de la résistance d’Ossip Mandelstam (poète russe) quand, pour garder espoir, il racontait des histoires à ses compagnons qui partageaient sa cellule en Union soviétique.

S’il est bien connu que les histoires peuvent nous sauver, y parviennent-elles parce qu’elles ont le pouvoir de nous emmener hors du monde ou, au contraire, parce qu’elles nous donnent la force de nous confronter aux réalités les plus dures ? Comme lui a enseigné sa grand-mère, Patrick Corillon croit toujours ce que les autres lui disent, soumis à ces histoires qu’il emporte dans sa vie intérieure pour qu’elles fructifient et se développent en mauvaises herbes… ou en fleurs.

Autour du spectacle

De soi à l’autre, portraits

++ Exposition au Centre d’art ++
15 septembre > 3 novembre

À travers un des sujets les plus répandus et les plus classiques de l’histoire de l’art, le portrait, cette exposition invite des femmes artistes, à parler d’identité au travers d’oeuvres où la figure humaine domine. Le regard porté sur l’autre parle aussi ici de celui de l’auteur, à la fois engagé et sensible.
Le portrait c’est à la fois l’individualité et la singularité de la personne représentée mais aussi très souvent une portée plus archétypale ou métaphorique. Dès lors, entre photographie et vidéo, intimité, image publique voire médiatique que voyons-nous de nous-mêmes et des autres ?
Comment l’usage du portrait peut-il révéler à la fois des histoires individuelles et des préoccupations plus sociétales ?

Artistes pressentis (sous réserve) : Johanna Banaïnous et Elsa Parra, Valérie Belin, Randa Maroufi, Valérie Mrejen, Zanele Muholi.

 

Patrick Corillon, conteur de tous les possibles

Le plasticien, tricote des récits étonnants qu’il déroule sur scène ou réunit dans des livres.

Patrick Corillon est de ces êtres dont l’on rêve pour les soirées au coin du feu, les dîners ennuyés, les temps de détresse. Un conteur inénarrable, qui donne mille formes à ses récits : exposition, comme en ce moment à L’Onde de Vélizy (Yvelines), mais aussi théâtre de poche ou livre d’artiste. Jamais ses yeux ne se ferment, sourcil levé pour accueillir tout émerveillement. Jamais ses mains ne se taisent, magiciennes des petits riens. Jamais ses lèvres ne sont lasses de transmettre. L’enfant de la Meuse endormeuse écoutait chaque midi sa mère évoquer le roman qu’elle était en train de lire. Il en a gardé « une infinie confiance dans les mots. La beauté de la langue, c’est le monde de tous les possibles ; je mets un soin d’horloger à tenter de l’incarner ».

LE MONDE | 22.02.2017 | Par Emmanuelle Lequeux

Avec

Ecriture, scénographie et jeu : Patrick Corillon
Collaboration artistique : Dominique Roodthooft
Assistance graphique et scénographique : Rüdiger Flörke, Ioannis Katikakis et Raoul Lhermitte
Production : le CORRIDOR
Coproduction : Fundamental Monodrama Festival (Luxembourg)
Soutiens : Fédération Wallonie-Bruxelles, Service du Théâtre ; Région wallonne, Service de l’Emploi

Patrick Corillon

Patrick Corillon
Le Corridor

Patrick Corillon est lauréat du Prix de la Jeune peinture belge en 1988. Il étudie à l’Institut des Hautes Études en Arts plastiques de Paris en 1989-1990.
Patrick Corillon expose à la Documenta IX en 1992, à la Biennale de Sao-Paulo en 1994, de Lyon en 1995, de Sydney en 2002 et de Bruxelles en 2008. Son oeuvre est montré à la Tate Gallery et au Royal College of Art à Londres, au Centre Georges Pompidou à Paris, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et de Charleroi en Belgique, à la Fondation De Appel et au Witte de Witt aux Pays-Bas, à la Fondation Gulbenkian à Lisbonne…
Patrick Corillon ne cesse de diversifier ses activités se plaçant à la lisière de la pratique traditionnelle de l’écriture, de la peinture ou de la sculpture.
Depuis 1988, Patrick Corillon construit une oeuvre fondée sur la mise en scène de dizaines de personnages fictionnels qui évoluent d’exposition en expositions, d’histoire en histoires. Ces personnages se livrent toujours par fragments, par indices, jusqu’à former un hypertexte, toujours en devenir, infini, pouvant prendre toutes sortes de directions, créer toutes sortes d’images mentales. Ces histoires sont intimement liées aux lieux où elles prennent forme : la fiction est pour Patrick Corillon une méthode d’investigation du réel.

Les vies en soi

Le cycle Les Vies en soi

Dans ses récits-performances, Patrick Corillon invite le spectateur à un voyage riche en découvertes plastiques et en questions philosophiques.
Il nous entraîne dans des histoires imaginaires aux rebondissements multiples et nous fait redécouvrir la magie d’un simple récit et le plaisir de la manipulation d’objets, renouant ainsi d’une manière résolument contemporaine avec des formes empruntées à diverses traditions de narration orale (benshi, kamishibai, cantastories, etc).

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